DE
<< retour

Les sujets qui occupent les villes - plus d’enfants, moins de place dans les écoles

15 décembre 2022 – Plus d’enfants, des écoles trop petites, des frais élevés, une pénurie d’enseignant·e·s: en matière d’enseignement scolaire, les villes sont confrontées à de grands défis. En ce moment, les bâtiments de l’école primaire de Riehen sont pleins à craquer, ce pourquoi la commune a engagé des travaux de transformation. Riehen n’est pas la seule ville où l’on assiste depuis des années à une augmentation constante du nombre d’enfants. Dans de nombreuses autres communes, l’espace vient à manquer, ce pour quoi il faut investir beaucoup dans de nouveaux bâtiments scolaires. Dans les écoles de Schaffhouse, une pénurie s’annonce même en ce qui concerne les places pour les camps de ski. Ce sujet occupe les villes.

 

Riehen et Baden construisent (et transforment) des bâtiments scolaires

Les sites des cinq écoles primaires de la ville de Riehen feront l’objet de travaux avant la fin de la décennie. Assainissements, extensions et bâtiments neufs sont au programme. Depuis 2017, le nombre d’élèves est passé de 1700 à 1950, et d’ici quatre ans, on table sur 2200 enfants. Cette évolution s’explique par de multiples raisons: la densification vers l’intérieur se traduit à Riehen par une multiplication des maisons plurifamiliales. Par ailleurs, on assiste à un changement de génération, les habitants âgés faisant place à de jeunes familles. Avec des trajets scolaires courts, une bonne offre de formation et d’autres atouts encore, le site de la ville de Riehen est très apprécié par les familles. La commune réagit en conséquence et agrandit les bâtiments scolaires.

 

On construit actuellement aussi à Baden. Or cela peut coûter cher, comme le montrent les travaux de transformation du bâtiment de l’école Pfaffechappe. Ce bâtiment d’école secondaire est en train d’être transformé en une école primaire moderne pour 33 millions de francs. À cela s’ajoutent des retards et des frais supplémentaires dus à des pollutions à l’amiante et à la pénurie de matériaux sur le marché mondial. L’enseignement se fait actuellement dans un bâtiment provisoire jusqu’à ce que, espérons-le, les élèves puissent investir les nouveaux locaux à l’automne prochain. (Basler Zeitung, 13.11.2022, Badener Tagblatt, 02.12.2022)

 

Des travaux de construction en Romandie aussi

À Carouge, l’école des Pervenches est en cours de rénovation. Le bâtiment scolaire a été ouvert en 1911, et l’infrastructure est donc obsolète. Pendant les deux ans que dureront les travaux de ce projet de 36 millions de francs, les 350 enfants devront s’installer dans un bâtiment provisoire dans une zone industrielle. Ce n’est qu’à ce prix que l’on a pu garantir que les enfants n’aient pas à faire de trop long trajet pour se rendre à l’école. À Genève aussi, juste à côté de l’école de Trembley, on vient d’achever des locaux provisoires. Au cours des 10 dernières années, le nombre d’élèves de la commune a augmenté de 16 %, ce qui a rendu nécessaire la mise en place de ces locaux provisoires. Le problème urgent du manque de place devrait être résolu en 2026 par l’ouverture de l’école du Mervelet. (Tribune de Genève, 02.11.2022, 15.11.2022)

 

La pénurie d’enseignant·e·s est elle aussi préoccupante

Dans certaines villes, outre l’infrastructure, on manque aussi de personnel spécialisé. Selon Mathias Gabathuler, conseiller municipal de Saint-Gall, la ville avait jusqu’ici l’avantage d’être un site de travail attrayant pour les jeunes enseignant·e·s. Entre-temps, il faut néanmoins déployer plus d’efforts pour pourvoir tous les postes. Bien qu’on y soit parvenu cette année, l’avenir suscite des inquiétudes. À Berne aussi, il est parfois difficile de trouver du personnel spécialisé pour toutes les classes. Franziska Teuscher, directrice de la formation de Berne, s’oppose toutefois à toute concession sur la qualité des spécialistes, précisant que si l’on était actuellement obligé d’embaucher certaines personnes sans formation pédagogique, celles-ci étaient sélectionnées avec soin par des enseignant·e·s chevronnés. (St. Galler Tagblatt, 15.08.2022, bernerbaer.ch 17.08.2022)

 

Même les camps scolaires sont trop pleins

À Schaffhouse, un autre problème viendra s’ajouter à cela cet hiver: les camps de ski affichent complet. Dans certaines écoles, on se voit donc contraint de tirer les participant·e·s au sort. Certains enfants sont affectés à d’autres classes pour la durée des camps. Cela n’est pas optimal, car les enfants préfèrent aller au ski avec leurs camarades de classe, explique Christian Ulmer, président du conseil scolaire. En raison de l’intérêt croissant des élèves, le grand conseil municipal a approuvé une augmentation du budget pour les camps de ski scolaires. Cet argent permettra entre autres de soulager les familles, car la Ville verse désormais 200 francs au lieu de 100 au camp de ski. Les familles dont le revenu imposable est inférieur à 42 000 francs peuvent par ailleurs demander d’autres réductions. (Schaffhauser Nachrichten, 30.11.2022)

 

Beaucoup de travail pour les villes

Au cours des années à venir aussi, beaucoup de travail attend les enseignant·e·s en Suisse: environ un million d’élèves sont actuellement scolarisés au sein de l’école obligatoire, tendance à la hausse. Ce sujet occupe les villes. (Berner Zeitung, 17.08.2022)

  ·  
+41 78 739 78 16
  ·  
info@aegerter-holz.ch